Citations Psi Changeling

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La grandeur de l'Homme ne se mesure pas à sa taille

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Age : 27
Messages : 37
Désignations : E-Psi
Race : PSI
Emploi/Études : Avocate
Psi Changeling 2 a écrit:
DÉMENCE

L’aliénation mentale.
La première cause de mortalité chez les C-Psis avant Silence.
Mourir de folie ? Une dure réalité, pour les C-Psis. Ils
s’abîmaient dans les visions du futur créées par leur esprit, au
point qu’ils en oubliaient de manger, de boire et, dans les cas
extrêmes, de faire battre leurs cœurs. Les Psis étaient définis
par leur esprit, et une fois que celui-ci était perdu, leur corps ne
pouvait plus fonctionner.
Mais le sort des défunts était enviable. Ceux qui avaient plié
sous la pression des visions et pourtant survécu n’étaient plus
doués de sensations, ils n’éprouvaient absolument plus rien,
leurs esprits emprisonnés dans un monde où le passé, le présent
et le futur entraient en collision et volaient en éclats dans un
cycle qui se répétait sans fin. Le temps se fissurait et ils se
brisaient avec lui.
Étrangement, les C-Psis avaient été partagés quant à la mise
en œuvre du protocole Silence. Certains avaient pensé que ce
serait un cadeau précieux de ne pas éprouver d’émotions, que
cela les mettrait à l’abri de la démence, à l’abri des illusions
hideuses produites par leur esprit… à l’abri. D’autres avaient
considéré Silence comme une trahison de leurs propres dons.
Les C-Psis avaient arrêté d’innombrables massacres, sauvé une
multitude de vies et plus généralement fait le bien autour d’eux,
mais ils avaient accompli tout cela avec leurs émotions. Sans
elles, leurs aptitudes bien qu’estropiées devenaient contrôlables.
Cela avait pris dix ans, mais les partisans de Silence avaient
remporté la bataille mentale qui avait fait rage sur le PsiNet,
opposant des millions d’esprits. En conséquence, les C-Psis
avaient cessé de prédire la noirceur humaine de l’avenir et
s’étaient retirés derrière les murs rassurants du monde des
affaires. Au lieu de sauver des innocents, ils étaient devenus les
outils les plus puissants de nombreuses entreprises Psis. Le
Conseil Psi avait déclaré que leurs services étaient trop précieux
pour qu’on les partage avec les autres races et, progressivement,
les C-Psis avaient disparu de la sphère publique.
On dit qu’ils préfèrent rester loin du feu des projecteurs.
Ce que très peu savent, ce que le Conseil cache depuis plus
d’un siècle, c’est que, même s’ils sont riches et choyés, les C-
Psis, qui étaient autrefois résilients, sont devenus les plus
fragiles des créatures. Quelque chose dans leur capacité à
entrevoir les fils enchevêtrés des avenirs possibles les rend
incapables de fonctionner véritablement dans le monde réel ; ils
ont besoin d’une surveillance et de soins de tous les instants.
Les C-Psis ne se déplacent guère, se mêlent peu aux autres,
agissent rarement à un niveau autre que mental. Certains
d’entre eux sont presque muets, et ne sont capables de
communiquer que leurs visions, et seulement leurs visions,
grâce à un ensemble de sons inarticulés ou, dans les cas les
plus
sévères, par le dessin ou le mime. En dehors de cela, ils restent
enfermés dans leur monde de silence.
Et pourtant, le Conseil affirme que tel était leur destin.

Prologue numéro 3 Psi Changeling a écrit:
LES FLÈCHES

Mercure était une secte. C'était ce que tout le monde affirmait au début. Les Psis tournaient en dérision Catherine et Arif Adelaja, qui se prétendaient capables de libérer leur peuple de la folie et de la rage meurtrière. Être Psi signifiait flirter avec la folie. C'était un fait accepté. Il n'existait pas de remède.
Mais alors Mercure exhiba deux cobayes issus de la première version du protocole Silence : les fils jumeaux des Adelaja eux-mêmes. Tendaji et Naeem Adelaja étaient aussi froids que la glace, dépourvus de colère ou de folie... mais cela ne dura qu'un temps. L'expérience se solda par un échec. Le pendant obscur des émotions refit surface chez les jumeaux Adelaja avec la violence d'une avalanche et, seize ans après avoir été présentés comme les précurseurs d'un nouveau futur, ils se suicidèrent. Tendaji, le plus fort des deux, tua Naeem avant de se donner la mort. Il n'y avait pas de doute qu'il s'était agi d'une décision mutuelle.
Ils laissèrent un message :
« Nous sommes une abomination, une plaie qui tuera notre peuple de l'intérieur. Silence ne doit jamais prendre racine, ne doit jamais infiltrer le PsiNet. Pardonnez-nous.
Leurs mots ne furent jamais entendus, leur terreur jamais comprise. Découverts par les acolytes de Mercure, ils furent enterrés dans une tombe cachée, et on fit passer leur décès pour un accident. Entre-temps, Mercure avait commencé à former une nouvelle génération en améliorant leur technique, en peaufinant les outils avec lesquels ils extrayaient des cœurs les émotions indésirables et des âmes la folie. Le changement majeur fut aussi celui qui passa le plus inaperçu : cette fois-là, ils bénéficiaient du soutien prudent des dirigeants de leur peuple, le Conseil Psi.
Mais il leur fallait également une autre forme de soutien, d'un genre qui serait en mesure de rattraper d'autres écarts et d'autres erreurs avant qu'ils n'arrivent dans la sphère publique... et jusqu'aux oreilles du Conseil encore sceptique. Si les Conseillers avaient eu vent des morts à répétition, ils se seraient rétractés. Et les Adelaja ne toléraient pas l'idée que leur vision puisse être reléguée au vide-ordures de l'Histoire. Car, même si la mort de leurs fils jumeaux les avait bouleversés, Catherine et Arif ne perdirent jamais foi en Silence. Pas plus que leur fils aîné, Zaid.
Zaid était un télépathe cardinal doté d'impressionnantes capacités en matière de combat mental. Lui aussi avait été formé sous le régime de Silence, mais en tant que jeune adulte plutôt qu'enfant. Pourtant, il y croyait. Le protocole avait apaisé les démons de son esprit et il souhaitait transmettre ce cadeau de paix pour faire taire les tourments de son peuple. Aussi commença-t-il à s'occuper des erreurs, évinçant ceux qui ne résistaient pas aux versions expérimentales de Silence, enterrant leur vie avec autant d'efficacité qu'il enterrait leur corps.
Catherine l'appelait sa « Flèche de Guerre ».
Bien vite, Zaid en recruta d'autres comme lui. D'autres qui avaient la foi. Des individus solitaires, des ombres sans identité, plus noirs que les ténèbres, des hommes et des femmes dont l'ambition se résumait à éliminer tout ce qui était susceptible de compromettre la concrétisation du rêve de Catherine et d'Arif.
Le temps passa. Des années. Des décennies. Zaid Adelaja fut balayé de la surface de la terre, mais le flambeau des Flèches continua d'être transmis d'un acolyte à l'autre... jusqu'à ce que Mercure cesse d'exister et que les Adelaja, morts depuis longtemps, soient élevés au rang de visionnaires, Le protocole Silence fut implanté en l'an 1979.
Le vote du Conseil Psi était unanime, le peuple divisé) mais la majorité favorable. Les leurs s'entretuaient ci donnaient la mort avec une fureur et une inhumanité inédite chez toutes les autres espèces. Silence semblait être leur unique espoir, la seule solution pour instaurer une paix durable. Mais auraient-ils franchi le pas s'ils avaient lu les derniers mots de Tendaji et de Naeem ? Il ne restait plus personne pour répondre à cette question.
Tout comme personne n'était en mesure d'expliquer pourquoi un protocole supposé amener la paix avait également engendré une violence de la plus froide et de la plus dangereuse espèce : des rumeurs concernant les Flèches se répandirent à la suite de l'instauration du processus d'implantation, nourries par la peur d'esprits soumis à Silence. Le bruit courait que ceux qui opposaient trop de résistance finissaient par tout simplement disparaître.
A présent, à la fin de l'année 2079, les Flèches étaient devenues un mythe, une légende, leur existence ou non débattue sans fin sur le PsiNet. Pour les incrédules, le Conseil Psi post-Silence était une création parfaite, qui ne se serait jamais abaissée à constituer une légion secrète pour neutraliser ses ennemis.
Mais d'autres savaient qu'il en allait tout autrement.
D'autres avaient surpris les traînées sombres que laissaient derrière eux sur le PsiNet des esprits hautement belliqueux, avaient ressenti le frisson glacé de leurs lames psychiques. Mais, bien entendu, ces derniers n'étaient plus là pour en témoigner. Ceux qui croisaient la route des Flèches avaient rarement la chance de survivre pour s'en vanter.
Les Flèches elles-mêmes n'écoutent pas les rumeurs, ne se considèrent pas comme une armée de mort. Non, elles sont restées fidèles à leur père fondateur. Elles ne doivent leur loyauté qu'au protocole Silence, et consacrent leur existence à son maintien.
Les exécutions sont parfois un mal nécessaire.


Prologue 4 Psi Changeling a écrit:
LES OUBLIÉS



Lorsqu'en l'an 1969, le Conseil Psi envisagea d'instaurer Silence, un protocole destiné à priver les Psis de leurs émotions, il se heurta à un problème qui semblait insurmontable : un défaut d'uniformité au niveau des espèces.
A la différence des êtres froids et isolés qu'ils devinrent ensuite, les Psis d'alors étaient indissociablement intégrés au reste du monde. Ils rêvaient, pleuraient, aimaient. Parfois, chose bien naturelle, ceux qu'ils aimaient appartenaient à une autre espèce que la leur.
Les Psis s'unissaient à des changelings, épousaient des humains, engendraient des enfants métis. Comme il fallait s'y attendre, ces Psis de sang mêlé comptèrent parmi les détracteurs les plus virulents du protocole Silence. Ils comprenaient ce qui poussait leur peuple à répudier les émotions : la peur de la folie meurtrière, le refus de voir leurs enfants succomber à la démence qui les décimait par vagues inexorables, mais ils voyaient aussi qu'en adoptant Silence, ils perdraient tout ce qui leur était cher. Pour toujours.
En l'an 1973, les deux factions se retrouvèrent dans une impasse. Des négociations s'ensuivirent, mais aucun des deux camps ne voulant faire de compromis, les Psis se divisèrent. La majorité choisit de rester sur le PsiNet et d'abandonner leurs esprits au froid glacial et à l'absence totale d'émotions qu'était Silence.
Ce qu'il advint de la minorité, formée d'individus de sang mêlé et d'autres qui étaient en couple avec des humains ou des changelings, n'est pas aussi clair. La plupart des gens pensent qu'ils furent éliminés par les assassins du Conseil. Silence, le dernier espoir des Psis, était trop important pour laisser une poignée d'opposants freiner ses avancées.
La rumeur courait aussi que les rebelles avaient trouvé la mort dans un suicide collectif. Selon une dernière théorie, ils étaient devenus les premiers « rééduqués » forcés du Centre qui venait d'ouvrir ses portes. Leurs esprits effacés, leurs personnalités détruites. Comme les méthodes du Centre en étaient alors encore au stade expérimental, les patients survivants en seraient ressortis à l'état de légumes.
Plus de cent ans plus tard, à l'aube du printemps de l'année 2080, une évidence s'était imposée : les rebelles avaient été définitivement neutralisés.
Le Conseil Psi ne tolérait pas les dissensions.

Prologue 5 Psi Changeling a écrit:
CHOIX



Dans une tentative désespérée de préserver leur peuple des fléaux jumeaux du meurtre et de la folie, les Psis avaient décidé d'embrasser le protocole Silence et d'éliminer les émotions de leurs vies ; cette décision n'avait rien eu de facile. Du sang avait été versé. Tant des innocents que des coupables avaient trouvé la mort. Des cœurs avaient été brisés et la souffrance qui en avait résulté avait scindé le PsiNet en deux.
Mais l'aspect le plus cruel de Silence avait peut-être été de forcer les gens à choisir. Accepter ou se rebeller, parent ou amant, sœur ou enfant. Il n'y avait pas de juste milieu. Ceux qui resteraient à l'intérieur du Net ne tendraient plus jamais la main vers ceux qui partiraient. Et les exilés vivraient à jamais le cœur brisé de savoir qu'on enseignait à ceux qu'ils aimaient à dévaluer l'amour lui-même. I C'était douloureux.
Comme une cicatrice qui ne guérirait pas, battant au rythme de la souffrance du souvenir et de la perte.
A présent, en l'an 2080, la douleur s'est atténuée, les choix ont été faits et les individus présents sur le PsiNet mènent une vie de Silence glacial. L'amour est devenu un concept qu'ils ne peuvent comprendre, et encore moins désirer. Car aimer signifie être déficient.
Et les Psis ne laissent pas vivre ceux qui sont déficients.

Prologue 6 Psi changeling a écrit:
Changement


Le changement peut tuer. Dévaster. Détruire.
Mais il peut aussi être salvateur. Nulle autre espèce sur cette planète ne le sait mieux que les Psis. Grâce à l'instauration forcée de Silence, le protocole qui a évincé leurs émotions alors même qu'il sauvait leurs esprits, cette race de télépathes, de clairvoyants et de guérisseurs, à la fois surdouée et maudite, parvint à s'éloigner du bord de l'abîme.
Après être restés à regarder d'en haut l'horreur à laquelle ils avaient échappé, ils s'en détournèrent en frissonnant.
Les années passèrent. Et lorsque le Conseil Psi déclara que leur taux de folie autrefois catastrophique était retombé à un niveau négligeable, qu'il ne subsistait plus trace de violence sur le PsiNet, ils surent qu'ils avaient pris la bonne décision. La seule décision possible.
Amour. Bonheur. Joie. Que leur importaient toutes ces choses puisqu'elles avaient pour revers la folie meurtrière, l'anarchie sanglante ? Les Psis préférèrent laisser cela aux espèces « animales » ; et tandis qu'humains et changelings s'enlisaient dans la turpitude des émotions, les Psis évoluèrent et devinrent les êtres les plus puissants de la planète.
Froids. Impitoyables. Silencieux.
Mais en l'an 2080, plus de cent ans après le « miracle » de Silence, les espèces animales entamèrent leur ascension. Et ce changement rejeta les Psis dans l'abîme. Dans les émotions, le chaos... et le cauchemar.

Prologue 7 Psi Changeling a écrit:
La Mort


La mort suivait les Oubliés tel un fléau. Implacable. Impitoyable.
Ils avaient quitté le PsiNet pour raviver l'espoir, n'aspirant qu'à reconstruire leurs vies loin des choix dictés par le pragmatisme froid de leur peuple. Mais le cœur pris dans l'étau glacé et vide d'émotions qu'était Silence, les Psis restés sur le Net refusèrent de laisser les dissidents en paix ; car les Oubliés, avec leurs espoirs et leurs rêves d'une vie meilleure, entravaient l'objectif des Psis d'accéder au pouvoir absolu.
Parmi les déserteurs se trouvaient un grand nombre de télépathes et de médecins spécialisés, des hommes et des femmes maîtrisant la psychométrie, la clairvoyance et de multiples autres talents. Ces individus puissants - ces rebelles - étaient les seuls à représenter une véritable menace psychique pour l'omnipotence grandissante du Conseil Psi.
Le Conseil les élimina donc.
Un par un.
Famille après famille.
Père. Mère. Enfant.
Sans relâche.
Contraignant les Oubliés à s'enfuir, se cacher.
Avec le temps, les souvenirs s'envolèrent, la vérité fut ensevelie et les Oubliés cessèrent presque d'exister.
Mais les vieux secrets ne se gardent pas éternellement. Dans les derniers mois de l'année 2080, le nuage de poussière commença à se dissiper, la lumière à percer les ténèbres, et les Oubliés se retrouvèrent à la croisée des chemins. S'ils choisissaient de se battre, ils risqueraient de nouveau la mort, voire l'extinction pure et simple de leur espèce. Mais s'enfuir... n'est-ce pas aussi une forme d'annihilation ?

Prologue 8 Psi Changeling a écrit:
JUSTICE

Lorsque les Psis choisirent Silence, lorsqu’ils choisirent d’ensevelir leurs émotions pour devenir des êtres froids comme la glace et indifférents à l’amour et à la haine, ils tentèrent d’isoler leur espèce de celles des humains et des changelings. Le contact permanent avec ceux qui demeuraient sous l’emprise des émotions menaçait la stabilité de leur conditionnement.
C’était un raisonnement logique.
Pourtant, il s’avéra impossible à mettre en pratique. À elle seule, la conjoncture économique rendait l’isolement inenvisageable ; les Psis avaient beau être tous connectés au PsiNet, le vaste réseau psychique auquel étaient ancrés leurs esprits, ils n’étaient pas tous égaux. Certains étaient riches, d’autres pauvres, tandis que d’autres subvenaient à peine à leurs besoins.
Il leur fallait du travail, de l’argent, de la nourriture. Et en dépit de sa force brute, le Conseil Psi n’était pas en mesure de fournir des millions de postes internes. Les Psis durent continuer à faire partie du monde, un monde débordant de chaos de tous les côtés, déchiré par les extrêmes de la joie et de la tristesse, de la peur et du désespoir. Les Psis qui cédaient sous la pression étaient soumis à une « rééducation » discrète, leur esprit effacé, leur personnalité anéantie. Mais d’autres prospérèrent.
Les M-Psis, dont l’aptitude leur permettait de voir l’intérieur du corps et de diagnostiquer les maladies, ne s’étaient jamais réellement retirés du monde. Leurs talents étaient valorisés par les trois espèces et leur rapportaient un bon salaire.
Les éléments les moins puissants de la population Psi retournèrent à leur labeur ordinaire et quotidien de comptable ou d’ingénieur, de vendeur ou d’homme d’affaires. À la différence près qu’ils ne se contentaient plus que d’exécuter ce qu’ils avaient auparavant apprécié, méprisé ou simplement toléré.
En revanche, les plus puissants furent systématiquement assimilés aux collaborateurs du Conseil. Ce dernier ne voulait pas prendre le risque de perdre ses meilleurs atouts.
Et puis, il y avait les J-Psis.
Télépathes nés avec la particularité de pouvoir s’insinuer dans les esprits et d’en extraire les souvenirs pour les transmettre à d’autres, les J-Psis faisaient partie du système judiciaire mondial depuis toujours. Il n’y avait pas assez de J-Psis pour établir la culpabilité ou l’innocence de tous les accusés ; on ne les sollicitait que pour les crimes les plus atroces, du genre de ceux qui donnaient la nausée aux détectives endurcis et faisaient reculer d’effroi les journalistes les plus blasés.
Conscient de l’intérêt d’avoir des entrées dans un système qui traitait les affaires des humains, et parfois aussi celles des changelings au tempérament méfiant et à l’instinct de meute, le Conseil autorisa non seulement les J-Psis à poursuivre leur travail, mais aussi à étendre la sphère de leur influence. À l’aube de l’année 2081, les J-Psis étaient si bien intégrés au système judiciaire que leur présence n’étonnait pas plus qu’elle ne causait de vagues.
Et quant aux conséquences mentales inattendues du travail d’un J-Psi sur le long terme… les bénéfices compensaient le problème des meurtres occasionnels.

9 Psi Changeling a écrit:
PURETÉ

Les Psis étaient purs et Silencieux depuis plus de cent ans. Purgés de leurs émotions par le conditionnement, ils étaient séparés du monde par un mur de glace. Ils ne connaissaient plus ni la passion ni l’amour, ni la haine ni le chagrin, sauf en tant que faiblesses inhérentes aux humains et aux changelings.
Mais lorsque le printemps succéda à l’hiver en l’an 2081, le changement devint bien plus qu’un lointain murmure. Trop de Psis puissants avaient déserté, trop d’autres encore s’affranchissaient de leur conditionnement, et trop de fractures lézardaient le Net.
Aux dires de certains, la chute de Silence était inéluctable.
D’autres étaient prêts à tuer pour le préserver.

10 Psi Changeling a écrit:
X

1979.
L’année où l’espèce Psi était devenue Silencieuse.
Froide, sans émotions ni pitié.
Des cœurs furent brisés, des familles déchirées.
Mais bien plus encore furent sauvées.
De la folie.
Du meurtre.
D’une cruauté dépassant tout ce que le monde avait connu jusque-là.
Pour les X-Psis, Silence était une bénédiction d’une valeur inestimable, qui permit à certains d’entre eux au moins de survivre jusqu’à l’âge adulte et d’avoir une vie. Pourtant, plus de cent ans après que la vague glacée du protocole Silence avait balayé la violence et le désespoir, la folie et l’amour, les X-Psis demeuraient des armes vivantes. Silence était leur cran de sûreté. Sans cela…
Il y a des cauchemars que le monde ne sera jamais prêt à affronter.

11 Psi Changeling a écrit:
ÉCLIPSE

Le PsiNet était un lieu d’une puissance incomparable et d’une beauté saisissante, où rayonnaient les millions d’esprits connectés au réseau psychique, telles des étoiles dans un ciel d’un noir d’encre. La plupart des Psis dépendaient de lui comme de l’air qu’ils respiraient.
Se déconnecter du Net, c’était la mort assurée.
Mais à l’aube de l’automne 2081, c’était le Net lui-même qui agonisait. Des rivières de pourriture stagnante s’infiltraient de plus en plus loin, et cette pourriture déformait, corrodait et endommageait les sens et la raison, ne laissant derrière elle qu’une menace inconsciente.
Les Psis devaient trouver un remède à cette tumeur cancéreuse, sans quoi la pourriture pourrait commencer à s’immiscer dans les esprits rattachés au Net.
Sauf que… c’était peut-être déjà le cas.
12 Psi Changeling a écrit:

Au plus noir de la nuit

En l’an 1979, l’espèce Psi prit la décision d’adopter Silence et de purger leur progéniture de toute émotion. Afin qu’il n’y ait plus ni espoir ni désespoir, ni colère ni peur, ni chagrin ni joie.
Pères et mères condamnèrent leurs enfants à une existence de contrôle glacial, motivés par un profond amour que ces enfants ne leur rendraient jamais. Ils dirent à leurs bébés que Silence était un précieux cadeau, qu’il les sauverait de la folie et de la violence qui allaient si souvent de pair avec la beauté sidérante de leurs aptitudes psychiques.
« Sans Silence, avait dit un philosophe influent de l’époque, nous nous entre-dévorerons dans une tempête de sang, de mort et de folie, jusqu’à ce que l’espèce Psi ne soit plus qu’un terrible souvenir. »
En 1979, Silence avait été une lueur d’espoir… mais il s’était écoulé plus d’un siècle depuis.
Ces premiers enfants étaient morts depuis longtemps, et le PsiNet avait été ébranlé par la première salve d’une guerre civile qui menaçait de le déchirer, entraînant dans sa chute les changelings et les humains. Une guerre civile qui avait éveillé des murmures au sein de la population lorsqu’elle comprit la hideuse ironie de Silence : en créant une société qui récompensait l’absence d’émotions, les Psis avaient favorisé l’accession au pouvoir de personnalités psychotiques.
Après tout, un individu insensible était le parfait produit de Silence.
Froid. Cruel. Sans pitié… sans conscience.
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