I hate everything about you ¤ Archiclette

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Race : Humaine
Emploi/Études : Barmaid, escorte, masseuse, étudiante en architecture
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Why are you so cruel?
I don't like nothing and like that fine, (Liking something's just a waste of time), Yeah I hate everything, I even hate you too, So fuck you, I'm always thinking bad, I never have nothing good to say, I'd rather tear things down, Than build them up

Je n’étais pas du tout déçue de terminer ce quart de travail. Les derniers clients venaient de quitter sous les ordres des bouncers et bien que plusieurs étaient mécontents, qu’ils n’avaient pas fini de boire, ils quittèrent sous quelques grognements. Ce soir avait été une soirée spéciale… Il arrivait que le bar fît des soirées thématiques et ce soir s’en était une. Toutes les serveuses du bar devaient porter des ailes d’ange… Déjà que l’espace derrière le comptoir, nous nous étions accrochées toute la soirée avec ses ailes de merde. Pour une fois nous n’étions pas vêtues toute de noire, mais de blanc, au moins ça c’était cool, mais un peu moins dans les clients ont renversé accidentellement leur verre sur moi… Donc je sentais l’alcool et on pouvait un peu voir en travers de mes vêtements. La merde je vous ne dit pas!

Terminant le ménage de la place avec une de mes collègues, je passais un dernier coup de chiffon sur le comptoir avant d’aller dans la salle des employés pour retirer mes ailes et mon cerceau avec une couronne d’ange dessus. Franchement, ça avait été un peu ridicule de nous faire porter un truc pareil, mais comme nous n’étions pas payées pour discuter, mais pour attirer, allécher et vendre au client… nous n’avions pas vraiment de mot à dire. Ne prenant pas le temps de retirer le maquillage, ni de troquer mes souliers à talons hauts pour mes baskets, je récupérai mon sac dans mon casier et je le lançai sur mon dos. Alors qu’on me proposait de me raccompagner chez moi (quoi il était plus de 4h du mat’), je refusai. Je n’avais pas particulièrement envie que les gens sachent où j’habitais, d’autant plus que je ne voulais qu’ils risquent de voir pleins de filles sortir de la maison… ça pourrait paraître louche. Je pris donc le chemin de la maison, enfilant finalement ma veste sous le petit vent matinal.

Je marchais tranquillement, n’ayant pas du tout hâte de remettre les pieds chez moi. J’étais sûre que j’allais devoir affronter mon père encore une fois. Il avait toujours tendance à me faire chier dès que je mettais les pieds à la maison… Vivement le déménagement avec Oxana…  Je ne lui en avais pas encore parlé à mon paternel, mais quelque chose me disait qu’il se doutait déjà de quelque chose et qu’il me le ferait regretter… Après tout, il voulait tellement le contrôle de ma personne qu’il se fâcherait absolument en sachant que je songeais quitter sa maison. L’ennui c’était que j’avais 25 ans et que je n’avais plus envie de dire que je devais rentrer à la maison… Que je ne pusse recevoir personne parce que mon père était chez moi… Je passerais pour la fille qui tente de faire du recrutement et comme je ne souhaite ça à personne, on s’entend pour dire que j’évitais royalement! Déjà que j’allais devoir faire l’intégration d’une nouvelle prochainement… La pauvre… elle c’était fait enjôlée par l’un des employés mon père… Il lui avait vendu du rêve en disant qu’il l’aimait et qu’il ferait à jamais tout pour elle… En même temps, je la comprends, c’était vachement tentant quand on se faisait dire des trucs pareils, mais une fois qu’elle avait été bien accro, c’est là qu’il a terminé de l’embobiner et maintenant elle allait faire partie des nouvelles escortes…

Je la plaignais très sérieusement… L’avoir sous mon aile ne l’aiderait probablement pas parce que je n’aimais pas ce que je faisais. Si elle tombait avec une « marraine » qui aimait son boulot, peut-être que ça l’aiderait, mais en même temps, comme j’étais l’une des plus anciennes de la boite… Cependant, toutes sauf Oxana savait que mon père était mon père… Quand j’en parlais avec les autres, c’était toujours par son prénom ou encore par « le patron » que je l’appelais… J’aurais beaucoup trop la honte de dire que c’était mon père… Pas honte pour moi, honte pour lui! Lui qui avait osé faire ça à sa propre fille! Trou du cul!

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we are clumsy newborns with curious hands. we are the stars that caught fire in the cosmos, generations before the earth pressed it’s molten clay together. ▬ once, we were the youngest creatures to ever exist. now, we are poets and landmines. we are volatile and reckless and in love.
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Le jour s est levé sur une étrange idée. Je crois que j ai rêvé que ce soir je mourais.

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La lune donnait à la ville cette étrange version d’elle-même, douce, argentée, énigmatique. Quelques nuages passaient, mais si peu nombreux qu’on aurait pu les compter toute la nuit. Chaque fois que l’un d’eux passait devant la lune, il laissait, pour quelques secondes, la ville dans un état sombre, endormi. Mais dès que la lune apparaissait de nouveau, chaque objet, chaque être vivant, semblait parcouru d’une sorte de magie, comme si un liquide gris se déposait sur lui pour lui donner cet aspect remarquable uniquement les nuits comme celle-ci. Archibald était à moitié allongé sur un des canapés de son loft. Il fixait la ville, en contrebas, à travers les grandes vitres qui séparait son environnement de celui du monde entier. Un verre d’eau à la main, il était immobile et semblait à peine respirer. Seuls ses yeux se baladaient, d’un immeuble à un autre, d’une personne à une autre, alors qu’il observait la ville de nuit. Ses pensées se bousculaient, il passait d’une idée à une autre, il refaisait le monde seul, en lui-même, et pourtant, aucun trait de son visage ne s’agitait.

Finalement, il se leva, posa le verre d’eau sur la table basse et s’étira. Ses yeux roulèrent jusqu’à l’horloge fixée au mur. La nuit était bien avancée, vraiment bien même. La fatigue n’était pas quelque chose qu’il ressentait souvent. Il aurait pu aller s’allonger, s’assoupir, se reposer, pour être encore plus en forme demain. Mais il n’en avait pas envie. Enfilant une veste en cuir noir, il sortit de son appartement et quitta l’immeuble. Archibald n’avait aucun but précis ce soir, et c’était étrange d’ailleurs. Il n’avait pas l’habitude de faire quelque chose, de dépenser une quelconque énergie sans un but précis. Pourtant, c’était ce qu’il venait de décider de faire. Et il le fit. Il marcha, pendant un très long moment, sans s’arrêter, sans chercher à atteindre un endroit particulier. Il marcha et se contenta d’observer l’effet qu’avait la lune sur les objet, la couleur qu’elle leur donnait, la teinte qu’elle les imposait. Cela lui rappelait un de ses tableaux, celui qui était accroché dans une des chambres. Il avait l’impression en ce moment précis de se déplacer à l’intérieur du tableau. Cette pensée lui arracha un sourire en coin, faux. Il aurait voulu dénicher quelqu’un, en cet instant précis, pour lui peindre la ville telle qu’elle était : argentée.

Finalement, il sortit de ses pensées en captant celles de quelqu’un d’autre. C’était plus fort que lui, même si ça ne l’intéressait pas toujours, voire jamais, son esprit se connectait à ceux des autres. De lla même manière qu’on ne peut pas empêcher nos yeux de suivre un objet qui passerait très près de nous, ou nos oreilles d’entendre une musique, même si on la déteste, sa télépathie s’insinuait par réflexe d’elle-même chez les autres. Archibald la contrôlait parfaitement, mais elle était devenue pour lui comme un sixième sens, quelque chose à laquelle il ne pensait pas en permanence. Les trois quarts du temps, il ignorait ce qu’il entendait, ce qu’il comprenait, ce que les autres pouvaient bien penser. Il ne se servait de ce pouvoir que lorsqu’il lui était réellement utile, pour communiquer avec ses semblables ou passer des ordres à ses sous-fifres. Mais ce soir, la ville était endormie. Les gens étaient chez eux. Et la pensées qui retint son attention pouvait l’amuser. Après tout, il n’avait rien à faire d’autre là tout de suite n’est-ce pas ? Il aurait pu l’ignorer mais quand il vit s’approcher, face à lui, la source de ces pensées, ce fut plus fort que lui, il ne put s’empêcher de décider qu’en cet instant précis, il allait s’en mêler. Quand elle fut à quelques pas de lui, il s’arrêta. Il la laissa avancer et attendit qu’elle passe pile à côté de lui. Les mains dans les poches, il ne bougea pas, fixant toujours droit devant lui alors que la jeune femme passait juste à ses côtés. Il échappa un sourire en coin, un peu moqueur, amusé, et pourtant presque compréhensif, même si tout était contrôlé chez lui :

« Il est clair qu’un homme pareil ne mérite pas votre dévotion. »

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La bombe humaine
Tu la tiens dans ta main. Tu as l'détonateur juste à côté du coeur. La bombe humaine, c'est toi elle t'appartient. Si tu laisses quelqu'un prendre en main ton destin, c'est la fin. © by anaëlle.
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