You're stuck in the middle of all irrelevance (Lachlan + Skylar)

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Pouvoir : Lire dans les pensées et communiquer mentalement & capable d'infliger des douleurs mentales
Race : Oublié
Emploi/Études : Agent du FBI
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L’air glacé la cueillit alors qu’elle sortait en catimini de la maison. On ne lui avait pas interdit de sortir mais, en même temps, elle n’avait pas demandé la permission. Alexandre avait beau être un tuteur des plus gentils et compréhensifs, il ne serait sûrement pas très d’accord pour que Skyler sorte alors que la nuit venait de tomber. Mais elle avait besoin de marcher un peu, elle ne comptait pas aller très loin, juste se dégourdir un peu les jambes autour du pâté de maisons afin de s’éclaircir un peu les idées. Refermant silencieusement la porte, elle dévala les trois marches du perron et, les mains enfoncées dans les poches de son sweat, elle se glissa dans la nuit.

Elle était étrangement calme, mais il fallait dire que Skylar ne laissait pour ainsi dire jamais filtrer ses émotions. Une vraie statue de marbre. En toutes circonstances. Si son esprit était balayé par de nombreuses pensées, son visage ne laissait rien paraître de ce qu’elle ressentait. Même si elle était toute seule dans la rue et que, concrètement, personne pourrait la voir pleurer par exemple. D’ailleurs, elle n’avait pas envie de pleurer. Pourquoi pleurerait-elle ? Non, aucune raison à cela. Elle était… chamboulée. Chamboulée était le mot exact, par les révélations d’Alexandre. Elle savait qu’il disait la vérité, ayant laissé son pouvoir lui assurer ce que ces yeux lui disaient déjà. Il ne lui mentait pas, d’ailleurs il ne l’avait jamais fait. C’est pour ça qu’elle avait une confiance aveugle en lui. Il était franc, il exigeait d’elle ce qu’elle pouvait donner, ni plus, ni moins. Il la poussait cependant assez pour qu’elle dépasse ses limites mais il n’allait jamais trop loin. Il était gentil, se comportait comme un père pour elle, et il ne la traitait pas comme une enfant. Quand il l’avait recueillie, elle ne parlait que par la pensée, mais il l’avait prévenu : il ne lui répondrait pas tant que ses mots ne seraient pas prononcés à voix haute. Et il avait tenu, jusqu’à ce que, deux ans plus tard, elle ouvre pour la première fois la bouche.

Alors non, elle n’était pas triste d’apprendre tout ça. Chamboulée, juste chamboulée. Maintenant, elle savait que sa mère était une prostituée qui se droguait et qu’elle s’était brisée la nuque en glissant dans les escaliers alors qu’elle fuyait après découvert le pouvoir de sa fille. Quatre ans. Il lui avait fallu quand même quatre ans pour découvrir que sa fille ne parlait pas autrement que mentalement. Agrippant sa chaîne, Skylar se mit à jouer avec l’anneau qui y était. Et son père… un bon à rien alcoolique et drogué lui aussi. Il avait dû mourir, seul, dans son appartement minable. Elle ne ressentait aucun ressentiment, ni envers l’un, ni envers l’autre. Sa naissance était un pur fruit du hasard et les deux parties n’avaient jamais rien fait pour que ça arrive. Levant les yeux au ciel, elle inspira profondément quand elle entendit des pas et des rires derrière elle.

Elle accéléra un peu pour continuer à être seule mais ceux qui riaient ainsi avaient dû la voir car elle sentait qu’ils se rapprochaient. Tournant dans une rue qui devait la ramener chez elle, elle vit une silhouette tout au fond. Son coeur s’emballa mais elle se retint de courir pour ne pas exciter un peu plus ceux qui la suivaient. Tournant à nouveau à gauche elle s’arrêta net et jura en voyant l’impasse. Pas besoin de se retourner, ce qu’elle fit quand même, pour comprendre qu’ils étaient derrière elle, bouchant la sortie. Skylar n’avait pas non plus besoin de son pouvoir, qu’elle utilisa quand même, pour deviner les pensées des trois types. Son coeur accéléra encore un peu le mouvement et, alors qu’un des gars s’approchait d’elle - ils lui disaient des trucs depuis deux minutes, dont pas mal d’insanité mais aussi des “qu’est-ce qu’une toute jeune femme comme toi fait ici, toute seule ?” “on va s’occuper de toi ma jolie” qu’elle n’écoutait que d’une oreille. La panique menaçait de s’emparer d’elle mais elle tenta quand même sa chance. Il allait poser sa main sur ses fesses quand elle lui décocha un formidable coup de genoux dans les parties intimes avant de commencer à détaler par l’ouverture que le type, plié en deux, avait laissée. Mais ses copains désiraient visiblement vraiment beaucoup s’amuser car ils la rattrapèrent aussitôt, morts de rire mais leurs yeux brillant d’une lueur dangereuse. « Non non ma belle, tu vas rester un peu ici avec nous. » Le type qu’elle avait frappé se releva en grognant et s’approcha d’elle. Pendant que ses potes la maintenant contre le mur, il passa une main sous son sweat et son t-shirt, s’emparant fermement d’un de ses seins au point de lui faire mal. Elle tenta de bouger les jambes, de le frapper encore, mais les deux hommes étaient plus fort qu’elle. Alors qu’il débouclait lentement sa ceinture, son sourire et ses yeux ne laissant aucune place au doute, la panique se fit plus forte et submergea la jeune fille qui sentit son pouvoir envoyer une onde mentale de pure panique. Ceci dit, il n’y avait personne dans les rues et personne pour comprendre. De plus, elle ne maîtrisait pas assez son pouvoir pour s’en servir alors que la panique lui montait à la gorge.
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Race : Psi
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Tu étais libre, enfin, d’une certaine façon tu l’étais, temporairement, tu avais finalement l’occasion d’être à l’extérieur, le temps d’une mission, le temps de prouver que tu étais bel et bien une flèche, que tu avais intégrer les valeurs de l’escouade. Le temps de prouver que tu pouvais être seul, sans surveillance, et mener une mission à bien. Tu n’avais pas dix millions de choses à faire, et en soi, c’était une mission relativement simple. Tuer un homme pour le conseiller Allistair, on chuchotait qu’il conspirait contre leurs races, contre les Psis, contre le conseil, mais au final, tu ne savais pas grand chose, et tu ne voulais pas savoir. Tu étais déterminé à mener ta mission à bien, alors tu t’étais téléporté dans son appartement, grâce au images mentales que l’on t’avait envoyé, tu l’avais surpris assis à sa table de cuisine, résignez, il t’avais regarder, le Psi parfait, sans émotion, sans sentiment, il t’avait regardé comme s’il savait ce qu’il l’attendait, comme s’il n’en avait rien à faire en fait. Ou pas. Tu aurais pu jurer voir cette lueur dans son oeil, celle qui te hurlais de ne rien faire, de le laisser partir, mais tu n’avais pas le choix, n’est-ce pas? Tu n’avais pas hésité, arrêtant son coeur en quelques seconde et tu t’étais approché, déposant deux doigts sur la veine dans son coup, vérifiant qu’il était bel et bien mort. Ce n’était pas le premier homme que tu tuais, pas le premier qui succombait à ton pouvoir, mais chaque fois, tu avais l’impression qu’une partie de toi s’effaçait, lentement. Ce fût là, que tu le vu, ce morceau de papier chiffonné dans sa main, un seul nom, James O. Tu le fixa, un instant, avant de te diriger vers le four à gaz, de le déposer sur le rond et de le regarder brûler. Lentement, alors que tu bloquais cette information loin dans ton esprit, là où même toi tu n’y aurait pas accès, cette panique temporaire t’aggrippant par la gorge. Cette réaction n’était pas la bonne, tu le savais, tu aurais dû le reporter directement. Il ne s’agissait probablement même pas de ton frère, ce ne devait être qu’une coincidence. Et puis, tu ne devais rien à ta famille, n’est-ce pas? Ils t’avaient salement donné aux Flèches, trop intimidés par toi pour faire quoi que ce soit d’autre que t’enfermé. Comme un foutu animal sauvage. Mais c’était instinctif chez toi, ce besoin de protéger les tiens, même alors qu’ils ne voulaient pas de toi.


Tu ne pouvais pas retourner au quartier général, pas dans ton état actuel, pas alors que ton esprit se battait contre tout ce que tu avais appris, pas alors que ton âme criait le nom de ton frère. Ils sauraient. Tu n’étais pas prêt à voir ton frère mourir, tu ne le serait probablement jamais. Tu reviendrais d’ici quelques minutes pour téléporter le corps, pour retourner au QG, mais tu avais besoin d’air, besoin de respirer, besoin d’évacuer ton esprit. Et alors que tu sortait dans la rue, tu l’entendis, ce cri de détresse mentale, ce cri qui te perça les oreilles, te vrillant le crâne, te fit grogner sous sa force. Ce cri que tu repéra, suivant sa trace, incapable de ne pas reconnaître la trace psychique de son auteur, incapable de ne pas te rappeler celle qui te gardait en vie, même aujourd’hui, même dix ans après votre dernière rencontre. Celle qui te fixait dans tes rêves, t’accrochant à la réalité, à la survie, te permettant de garder une partie de ton âme, une partie de ton être, celle pour qui tu survivait aux séances d’interrogations, celle que tu subissait histoire que ton corps soit habitué à la douleur, histoire que si jamais tu te faisais attraper, tu ne divulgue aucun des secrets des flèches. Cinq minutes, ce fût le temps que ça te pris pour la trouver, contre le mur, des hommes la retenant, un autre les culottes à terre. Il ne fallait pas être devin pour comprendre ce qu’ils voulaient. C’était de ses moments, ceux qui te faisait voir la décadence humaine qui te faisait tant aimer Silence, qui te faisait comprendre que les Psis étaient bien au dessus de ces races qui se permettait des actes aussi dégradant, mais tu avais beau crier les bienfaits de Silence, n’empêche que c’était la rage qui t’envahissait, cette rage froide, glaciale, alors que les hommes tombaient, un à la suite de l’autre, sans plus de cérémonie. Mais si ton âme rugissait, ton Silence te poignardait, te vrillant d’une douleur continue. Les flèches, ils installaient un système basé sur la douleur pour contrer les émotions, pour apprendre à se contrôler. C’était les émotions qui rendaient vos pouvoirs si terrifiant, si hors-de-contrôle. La vue des hommes morts te permit de te calmer, d’arrêter la douleur, alors que ton visage ne laissait rien paraître à ton trouble intérieur. Tu levais les yeux sur les yeux bleus qui te fixait dans le noir. “Ils t’ont fait du mal?” Tu espérait qu’elle ne te reconnaisse pas, qu’elle ne sache pas que c’était toi, et d’un sens, il avait peu de chance qu’elle le fasse, après tout, tu n'étais plus un enfant maintenant.
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Même si son esprit lui disait que cela ne servait à rien, que les hommes étaient bien plus fort qu’elle, Skylar essayait par tous les moyens de se débattre sans que son corps ne bouge réellement, plaqué contre le mur, retenu par des mains qui lui brûlaient la peau à travers ses vêtements. La panique lui montait à la gorge mais les mots qui lui avaient toujours fait défaut refusaient une nouvelle fois de sortir et la détresse se concentrait toute entière dans cette onde mentale de panique qui se diffusait de son esprit vers… vers le vide. Les hommes ne l’entendaient pas et elle doutait que ce soit le cas de tout le monde. Voyant que son agresseur allait baisser son caleçon, la jeune fille ferma les yeux, ravalant les larmes qui lui montaient aux yeux. Ça ne pouvait pas lui arriver non, pas ça, pas comme ça, tout son être se révoltait contre cette idée mais la seule chose qui aurait pu la sauver refusait depuis toujours de lui obéir, agissant beaucoup trop aléatoirement pour qu’elle puisse s’en servir de manière certaine. Elle regrettait tellement d’être sortie ce soir là, pourquoi est-ce qu’il lui avait fallut prendre l’air, pourquoi n’écoutait-elle pas les ordres… Sentant un souffle sur son visage, l’instinct lui fit rouvrir les yeux pour voir que le type qui avait décidé de s’amuser avec elle pendant que ses potes allaient regarder le spectacle et, la bile lui monta à la gorge à cette idée, sûrement s’amuser après. La lubricité qui luisait dans les yeux de l’homme en face d’elle fit qu’une nouvelle vague de panique la submergea pendant qu’il l’assurait qu’ils allaient bien s’amuser. La main du type se posa sur la cuisse de Skylar qui mordit les lèvres pour ne pas pleurer, l’effort étant plus grand à mesure que sa main remontait. Le pantalon le gênant, il s’attaqua à la ceinture de l’adolescente, cherchant à la défaire, un sourire plein de perversité sur le visage, ses yeux ne lâchant pas ceux de Skylar. Celle-ci, dans un dernier accès de fierté, lui cracha au visage. Le type cligna des yeux, s’essuya le visage, son éternel rictus sur le visage, tandis que la jeune fille le regardait avec défi bien qu’elle n’en menat pas large du tout.


Le coup lui coupa le souffle et sa vision se brouilla. Elle sera tombée à genoux si les deux types ne la retenait pas et elle sentit le goût du sang dans sa bouche. On ne lui avait jamais dit qu’une claque pouvait être aussi douloureuse. L’esprit embrumé par la douleur elle ne sentit pas sa ceinture être enlevée et sentit à peine qu’il lui passait la main dans les cheveux, ce qui n’était peut-être pas plus mal au final. Clignant des yeux pour affermir sa vision, elle croisa à nouveau les yeux de son agresseur. Ceux-ci perdirent soudainement toute lueur de vie et elle le vit tomber à terre comme une marionnette à qui on aurait coupé les fils. Ceux qui la retenaient contre le mur tombèrent à leur tour et Skylar chuta sur ses genoux. Son premier réflexe fut d’attraper sa ceinture qu’elle referma tout en se relevant. La ruelle était sombre, pas du tout éclairée, mais elle percevait quand même une silhouette qui se découpait à l’entrée de la ruelle, éclairée de dos par les lampadaires plus loin. Jetant un coup d’oeil aux trois corps au sol, elle ravala sa salive. La panique était complètement disparue malgré qu’ils semblaient être parfaitement morts (ou au contraire grâce à ça) et que le type qui venait de faire ça se trouvait à quelques mètres d’elle. Pourtant elle ne ressentait pas la moindre peur et fit même deux pas pour se rapprocher, essayer de mieux discerner les traits de celui qui venait de lui épargner une dure épreuve, dans la pénombre. La voix lui évoqua un jeune homme plutôt qu’un homme et ça la rassura un peu plus. Portant la main à sa joue, elle palpa l’endroit où le type l’avait frappée et laissa échapper un petit gémissement de douleur. « Je… ça va, ça… aurait pu être… pire. » Éloignant ses doigts de sa pommette endolorie, elle les laissa retomber le long de son corps, ses yeux distinguant un peu plus de détails au fur et à mesure qu’ils s’adaptaient à la luminosité. « Je… Merci. »
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